Anthropologie médiatique: Jenny Odell la magnifique

par Suzanne Lortie le 1 novembre 2012
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Il est de ces découvertes qu’on enfile comme les perles d’un collier, une après l’autre.
J’ai vu passer sur mon fil une adresse, une image, qui m’ont bousculée et rassurée. Il s’agit des oeuvres de Jenny Odell, une artiste de San Francisco. Son travail a été chuchoté dans le Time Magazine, The Atlantic, et autres Fast Company.

Une mosaïque de piscines ou de sites d’enfouissement glanés sur Google Satellite View, un champ de terrains de basket à Manhattan, un collage d’avions, de bateaux, de stades ou de terrains de stationnement vides, tirés de la série Satellite Collections. La maquette de mon site ne rend pas justice aux images, allez voir le tout sur son site. Je vous en glisse quand même quelques unes, en tout respect.

 

 

Des humains sur une plage ou un quai, qu’on reconnaît à leur ombre, de la série All the People on Google Earth.



J’ai aussi été fascinée par ces objets orphelins sur Craigslist, de sa série  I Hate to Part With It: Craigslist Farewells


 

 

Jenny Odell fait partie des 12 artistes mis en lumière dans la section Light Box du Time Magazine le 24 octobre dernier. Allez y découvrir ces oeuvres post Street View dont celle-ci, de Paolo Cirio.

 

 

À son corpus d’âmes numériques, Jenny Odell ajoute aussi sur son site une liste de ses oeuvres et artistes préférés. J’y ai fait cette autre découverte, tout aussi désarmante: un clip de Constant Dullaart, effect tests found on VHS tapes.

Effect tests found on VHS tapes from . on Vimeo.

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