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Steve Jobs, sur Bloomberg Game Changers

par Suzanne Lortie le 24 août 2011
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Devant le concert d’éloges à propos de Steve Jobs le jour de sa démission de son poste de pdg chez Apple,  je vous recommande le visionnage (quel mot laid) de cet épisode de Bloomberg Game Changers.

Fabriqués comme il faut à l’intention des abonnés de Bloomberg, en collaboration avec Charlie Rose dont Bloomberg est un des partenaires, tous les épisodes sont un peu concoctés de la même façon et « packagés » comme des musicographies de MTV. Mais bon, le ton éditorial un peu jubilatoire de l’épisode – et de ceux consacrés aux über entrepreneurs chez Facebook, Oracle, Amazon, Google, Firefox et autres personnalités comme Jay-Z – contraste tellement avec ceux des épisodes sur les frères Koch ou sur Kravitz, qu’il vaut la peine de mettre les lunettes de l’investisseur américain moyen du midwest ou de l’administrateur de c.a. typique de la PME de Scranton, PA,  et de regarder le tout avec un peu de recul.

Que son commencement address trouve place dans ce documentaire est en soit quelque chose, au même titre que les derniers mots de Jack Layton aient été cités en exergue par les journaux de Toronto, le lendemain de sa mort.

La très grande différence de Jobs avec quelques uns de ces game changers, c’est qu’il a tout mis dans le P de produit. Une stratégie de fond qui horripile l’immense majorité des gens d’affaires de la fin du XXème siècle, pour qui « core business » voulait plutôt dire service ou vision, pour qui marketing et territoire de communication avec le marché sont des choses plaquées par dessus le produit, ou en marge du produit. Jobs a toujours dicté que le produit devait porter la vision. Avec tout ce que ça implique d’enfermement dans un monde que plusieurs remettent en question aujourd’hui.

En 2011, les discussions sur l’enfermement du web, des applications, sur la confidentialité, la propriété, dépassent largement Apple et touchent l’open source, les gouvernements, les médias en général, la technologie.

La version intégrale sur Bloomberg.

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